Miam

Trop bons les oignons en confit !

 A l'automne ou en hiver .

Cette recette est splendide en saison qui n'est plus à la grande chaleur du soleil mais pas que. Le bocal au frais dans le réfrigérateur peut participer à n'importe quel repas-buffet entre potes, avec une tranche de pain. De même, c'est un en-cas délicieux, seul(e) en tête à tête avec une petite faim ...

Je ne suis pas très oignon, d'habitude. Mais là, vraiment, c'est une tuerie, un délice grandiose, une merveille pour la vue, l'odeur et le goût. Et qui remplit l'âme de joie douce :) !!

La recette vient de Vaniye. Cette confiture accompagne, en théorie, les foies gras. Mais pas que ! Sur des pommes de terre en peau ou vapeur, avec du jambon, avec du poisson, avec une salade d'endive ou un mesclun, ou tout simplement en tartine sur du pain ... Essayez, vous verrez, c'est l'été en hiver !

Pour ma part, je vais me relancer dans l'aventure à la demande de ma mère qui a fini son pot de Noël. Elle voudrait donc un pot de printemps ;)

*******

Pour un pot de confiture, il faut :

- 6 gros oignons frais ou un kilo congelé. Non, ce n'est pas trop parce que ces légumes diminuent à la cuisson.

- 100 g de sucre en poudre

- 4 cuillères à soupe de vinaigre balsamique

- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

 *******

On commence par éplucher les oignons et les émincer finement. Congelés, il faut les choisir bien émincés parce que concassés, ils sont trop épais. Les faire revenir à feu doux dans une casserole avec l'huile d'olive jusqu' à ce qu'ils deviennent translucides. Ce temps de cuisson est à bien surveiller. Ne pas laisser brûler (ma grande spécialité ;D ) et cuire l'oignon. C'est le seul moment où le légume devient tendre parce que bien cuit. Aller trop vite à cette étape donne une texture trop ferme et dure. Le moelleux vient du légume bien cuit. L'étape suivante, avec le sucre, est pour confire, non pour cuire.

Ensuite, saupoudrer avec le sucre et verser le vinaigre balsamique. Laisser cuire 10min environ, à feu vif, en remuant bien jusqu'à ce que le vinaigre s'évapore.

Couvrir la casserole, laisser cuire à feu très doux pendant 1h en remuant de temps en temps. Là aussi, attention à ne pas brûler, donc feu vraiment doux. Il s'agit de donner le temps au sucre de prencre la place du plus d'eau possible à l'intérieur même des cellules de l'oignon. 

Enfin, verser le confit d'oignons bouillant dans un pot à confiture et retourner le pot à l'envers pour remplacer la stérilisation. Conservation un mois ou deux, au frigo. De toute façon, c'est tellement bon qu'on a bien du mal à ne pas tout finir d'un coup :) !!

 

**********

Juillet, coup de chaleur sur les bocaux ....

Je voulais refaire une poêlée d'oignons doux. Et comme il me restait 4 tomates mûres, j'ai décidé de faire une variante de cette recette. 

Première étape, faire revenir les oignons. Puis, rajout des tomates pelées chaudes (3 à 5 minutes dans l'eau boulliante pour cuire le derme superficiel ce qui permet d'enlever la peau sans problème autre que c'est chaud et qu'on se brûle les doigts) et en tronçons. Cuisson de l'ensemble jusqu'aux oignons transparents et tomates bien cuites.

Le reste, tout pareil.

Ensuite, il ne manque plus qu'à se trouver une belle soirée d'été, une tranche de pain façon campagne, avec quelques olives pimentées ... Un petit apéro ?  

 

Gratin dauphinois, ma recette préférée ...

J'ai trouvé cette recette sur ce site  http://www.gratindauphinois.com/portail/index.php/gratin-dauphinois

Pas d'œuf ni de fromage dans le gratin dauphinois !

Pour 4 personnes

- 3 pommes de terre moyennes (moyen = qui tient dans une main de façon confortable) par personne

- du beurre, pour moi oméga genre St Hubert

- 1 gousse d'ail émincée

- 2 dl de crème fluide pour napper le dessus avant cuisson

- 1 litre de lait ½ écrémé pour cette quantité de pommes de terre, on peut ajouter de la crème à ce lait.

- Sel (quelque chose comme ½ cuillère à café), poivre (j'aime celui qui vient de Madagascar, en grain à moudre)

- Muscade, bien sur

 

- Préparation des pommes de terre : les éplucher, laver, émincer (pour faire des rondelles fines, j'aime beaucoup mon petit robot, tellement mieux que moi pour ces choses-là \o/) et, IMPORTANT : ne pas les passer sous l'eau après les avoir coupées, l'amidon s'éliminerait et le gratin manquerait de liaison.

- Faire bouillir le lait avec ail, sel, poivre et muscade (crème si on en a mis).

- Ajouter les pommes de terre émincées dans ce lait assaisonné bouillant, laisser cuire une dizaine de minutes (gaffe, ça attache vite, le lait amidonné \o/  Alors, touille touille sans relâche !!) Perso, mon récipient favori pour cette étape de la préparation est le wok. Il passe très bien au feu et on peut décoller le fond sans abimer les lamelles de pommes de terre. 

- Mettre dans un plat à gratin garni de papier sulfurisé, verser la crème dessus, disposer le beurre en petites parcelles et mettre à four doux (thermostat 6) pendant 45 minutes à 1 heure.

Un régal ! 

Marrons, dans l'urgence

J'ai déjà fait cette recette, l'année dernière et elle nous avait bien plu ! Mais il faut plusieurs jours de préparation et je m'y prends bien trop tard pour le réveillon de Noël.

Le but du jeu est de remplacer l'eau des cellules du fruit par du sucre.

Hier soir, j'ai préparé un sirop avec 2 litres d'eau, 2 kilos de sucre (blanc parce que je n'avais pas de sucre roux) et une gousse de vanille dans un grand fait-tout bien pratique parce qu'il peut accueillir le panier de mon autocuiseur. Ce panier permet de ne pas avoir à manipuler les marrons, fragiles et friables. Dans le même temps, j'ai fait cuire 1 kilo de marrons surgelés (un peu trop cuire, d'ailleurs. Le fabricant indiquait 10 minutes mais 8 auraient suffi) dans une grande quantité d'eau.

Une fois les marrons cuits, ils ont rejoint leur panier. Mon sirop frétillait depuis une bonne dizaine de minutes lorsque j'ai plongé le panier pour deux minutes de cuisson des marrons dans le sirop. Puis, feu éteint, c'est la période de repos de 24heures pendant laquelle, le sucre va venir confire le fruit. Impossible de réduire ce temps, malheureusement pour moi !

Ce soir et les prochains 4 à 5 soirs, il faut commencer par sortir et égoutter le panier. Ensuite, encore 10 de cuisson pour le sirop avant de replonger le panier pour trois minutes supplémentaires puis, feu éteint, un nouveau repos de 24 heures pour continuer le confit.

Il faut compter 5 à 6 jours pour parfaire ce confit. Donc, c'est râpé pour le réveillon. Je prélèverai quand-même une petite partie de ma préparation pour avoir quelques marrons à offrir mais ils seront mal confits. Oh, ils seront bons, avec ce goût de fruit d'automne qu'on leur aime mais ils ne seront pas translucides et bien moelleusement trop sucrés, en tout cas pas cette première volée. Par contre, les suivants, eux, seront délicieusement arrivés au terme de leur transformation en friandise pour ceux qui auront su les attendre !

Une fois le confit terminé, je napperai les marrons du sirop épaissi d'un peu de sucre glace. 1 à 2 minutes de séchage au four chaud leur donneront cet aspect glacé fort sympathique et moins collant.

Mais c'est vraiment trop bête de ne pas avoir commencé cela à la fin de la semaine dernière ! Pourtant, j'avais déjà les marrons, il ne manquait que le sucre et surtout il fallait que je réalise le peu de temps qu'il restait !

C'est une chose qui m'arrive chaque année : je sais culturellement quand est Noël mais je ne réalise pas quand ce moment va arriver et je me laisse surprendre … Comment ça, c'est dans deux jours ???

Cela vous fait ça aussi ou bien êtes-vous de ces gens bien organisés qui ont déjà tout prévu, petits veinards ?? 

 

Truffes au chocolat

Je ne sais pas si je vais en avoir le temps mais j'aimerais bien savourer ce moment délicieux où, dans une cuisine tranquille et dans un temps sans le compter, on fait fondre 250 grammes de chocolat noir en morceaux. En utilisant une petite casserole placée à l'intérieur d'une casserole plus grande contenant aussi de l'eau, on fabrique tout simplement un bain-marie. C'est l'idéal pour faire fondre ce chocolat, je le sais bien. Mais cela demande beaucoup de patience et je préfère mettre mon chocolat directement sur une cuillère d'eau ou de lait avec 125 grammes de beurre doux et dans ma casserole particulière, celle qui a un ventre bien rond, qui permet que l'on puisse remuer à la cuillère tout en suivant bien la paroi. 

Et je mélange bien, avec tendresse, mon crémeux chocolat fondant, tout en soulevant souvent le fond de la casserole pour l'éloigner du feu ravageur mais indispensable à cette manœuvre. Et dès que l'appareil est homogène, je n'attends pas. J'éteins ce feu et je pose la casserole sur le feu froid d'à côté. Arrêt brutal mais nécessaire, tout en continuant à remuer doucement. Ce n'est pas une omelette, c'est une future truffe au chocolat !

Comme j'ai la main pour ce genre de chose, point n'est besoin de séparer à l'avance les blancs des jaunes de deux œufs. Je le fais rapidement, au dessus d'un verre qui va recueillir les blancs que j'utiliserai probablement pour faire des tuiles. Quant au jaune bien propret, il rejoint la crème brune toujours chaude. Ma cuillère reprend son action en rond, suivant la paroi rebondie de la casserole sur la gazinière sans feu. Après le jaune d'œuf, c'est au tour de 125 grammes de sucre glace de se joindre à l'odorant mélange. Je mets aussi une cuillère à soupe de sucre à la vanille que j'ai préparé à la fin du mois d'octobre, pour la circonstance et pour l'hiver. Et deux cuillères à soupe de poudre d'amende, toute fraîche émoulue de mon moulin électrique.

Le plus gros est déjà fait ! Maintenant, sans mon intervention, la casserole va refroidir et ce qu'elle contient aussi. Ensuite, quand aura déserté toute chaleur, je contribuerai encore en plaçant la casserole dans le réfrigérateur. C'est peut-être bien cette étape-là qui reste la plus périlleuse : il faut, pour cette casserole ventrue, dégotter une place pour au moins une heure dans un frigo où la fête prochaine a déjà déversé tout un bric à brac de denrées mangeuses de place !! Aller, courage, on y croit, on va y arriver !!

La pâte est devenue un peu rêche et ferme. 

Comme je n'aime pas beaucoup mettre la main dans les pâtes, j'utilise deux petites cuillères pour façonner des boulettes et les déposer dans un bol contenant de la noix de coco pour en faire des boulettes blanches, ou bien du cacao pour des boulettes noires. 

Dois-je préciser que ces truffes se mangent sans trop attendre ? 

Commentaires (7)

Sophie
Reviens nous vite !!
Sophie
Hum ton gratin dauphinois me fait envie !!!!!! Je l'ai pris sur word et un jour.................. Il faudra aussi que je fasse ta recette oignons confits un de ces jours pour déguster avec les bons foie gras que l'on a chez nous.
Bisous de Sophie
alin-t
Pour le gratin dauphinois, il parait lourd comme ça mais il est super bon même en été ! Et si, un quart d'heure avant la fin de cuisson, tu glisses une dorade sur les pommes de terre, tout simplement ... un régal de gala !! Bisous et bonne journée
Sophie
Wouah j'ai tout ce qu'il faut pour essayer de faire ça ! En plus l'oignon confit avec notre bon foie gras c'est délicieux !
Merci Aline pour cette bonne recette.
alin-t
Figure-toi que j'en ai refait il y a quelques jours. Sur une pâte à pizza coupée en petits carrés, on retrouve presque le goût des pissaladières niçoises ! Bisous à toi, Sophie
Vaniye
Coucou ma belle, bravo pour avoir mis la recette de la confiture d'oignons et c'est vrai, c'est délicieux.
Ton blog est super.
Gros bisous
alin-t
Bonsoir Vaniye et merci à toi ! Bisous

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 30/07/2016